PROPHÉTIE

Il me faut l’écrire avant d’oublier
Cela se perd déjà dans les méandres de ma mémoire
Était-ce un homme ?
Non
Je ne suis même pas certaine que cela fut ce vivant
Ce n’était pas biologie il me semble
Plutôt une pensée
Dangereuse
Mauvaise
Une ombre menaçante, un souffle
Ce que l’on ne voit jamais mais que l’on sent
Une sensation
Une véritable terreur indicible
Prendre conscience du vide
Le vide absolu
Entendre le cri de terreur de milliards d’être qui disparaissent en un instant
Comme ça
Dans un souffle
Je ne me souviens pas tant du cri
Mais je réalise que nous ne sommes plus que deux
Toi et moi
Je revois cette forêt
Brun orangé
Est ce du sang ?
Nous fuyons
Je ne sais plus comment mais nous sommes séparés
As tu voulu me protéger ?
J’entends ton cri et le bruit de tes os broyés par une main sans pitié
J’en pleure
Je fuis mais où ?
Il n’y a rien pour se cacher
Rien pour y échapper
Un océan ?
Un lac ?
Je ne sais plus
Il est rouge lui aussi
Du sang peut être
Je plonge et j’hurle
De tout mon être
De toute mon âme
Car je sens cette main fondre sur moi
Je ne me réveille pas
Pas vraiment
Mais j’hurle
Toujours plus fort
Je suis consciente
Chez moi et tu es la
Et je sens 7 milliards d’âmes bien vivantes
Je suis terrorisée
Il arrive ….

Titre définitif
Pas de cycle
Issu de mes insomnies et autres terreurs nocturnes

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